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Associé à la Fête du travail
En 1886 à Chicago (USA), une violente manifestation orchestrée par les grands syndicats ouvriers américains, – qui tentent depuis deux ans d’imposer aux patrons la journée
de travail de 8 heures (6 jours/semaine) –, est violemment réprimée dans le sang le 1er mai, date à laquelle les contrats de travail sont traditionnellement renouvelés.
Un an plus tard à Paris, lors du Congrès de la IIe Internationale socialiste, une manifestation met les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement la journée de
travail de 12 à 8 heures. Le 1er mai est proclamé Journée internationale de revendication sociale. Dès l’année suivante, chaque 1er mai voit défiler des ouvriers portant à
la boutonnière un triangle de tissu rouge symbolisant la division de la journée en trois parts égales: travail, sommeil, loisirs.
C’est en 1907, en Ile-de-France, qu’apparaît le brin de muguet cravaté de rouge. Mais en 1919 seulement, que le Sénat ratifie la journée de 8 heures.
Le 24 avril 1941, à l’instigation du syndicat CGT, le 1er mai est désigné Fête du travail «fériée, chômée et payée». Mais aujourd’hui encore, il n’est toujours pas considéré
comme une fête légale.
Le 1er mai est férié en Allemagne, France, Belgique, Luxembourg, Italie, Pologne, République tchèque. Ailleurs en Europe (Suisse, Pays-Bas en particulier), il n’est pas
considéré comme jour chômé officiellement. Mais la plupart des entreprises de la construction et de la métallurgie concèdent à bien plaire à leur personnel un jour de congé
en l’honneur de la Fête du travail. En Grande-Bretagne, c’est le premier lundi de mai (et non le 1er mai) qui est chômé. Aux Etats-Unis et au Canada, la Fête du travail est
célébrée le premier lundi de septembre, les puissants syndicats nord-américains refusant de s’aligner sur leurs homologues européens.
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