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Le 5ème Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH) se tient jusqu’au 17 mars à Genève, en marge du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Dédié à la journaliste russe assassinée en octobre dernier, Anna Politkovskaïa, la manifestation propose chaque jour des débats d’actualité autour de films engagés. |
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« Un film, un sujet, un débat » : tel est le concept du FIFDH, dont Human Rights Watch, le journal Libération et Amnesty International sont notamment partenaires. Pour la cinquième année, Genève offre pendant dix jours une tribune libre à ce préambule au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Chaque soir, après la projection d’un film, le public pourra prendre part aux discussions consacrées à un ou plusieurs problèmes ayant trait aux violations des droits humains. Vingt-six films sur l’Irak, la Chine, la Russie ou encore le Darfour entendent dénoncer les violences faites aux femmes, la situation vécue par les migrants et les agissements de certaines multinationales. « Il s'agit de mettre un coup de projecteur sur tous les fronts où les droits de l'homme sont bafoués », assure Léo Kaneman, fondateur avec Yaël Reinharz Hazan du FIFDH en 2003. Cette manifestation résulte de la rencontre de gens de cinéma, de l’Université de Genève et de défenseurs de droits humains actifs au sein d’ONG ou dans les médias. Elle rendra cette année un hommage particulier à la mémoire de la journaliste Anna Politkovskaïa, lors d'une soirée consacrée aux assassinats de journalistes en Russie – l'un d'entre eux, Ivan Safronov, vient tout juste de mourir dans des circonstances troublantes – et sur l'érosion des libertés au pays de Vladimir Poutine. La Suisse n'est pas oubliée avec la projection le 12 mars de « Swiss Sans Papier », un reportage d'Andreas Hoessli parmi les quelques 90 000 clandestins qui y travaillent et un débat avec Léonard Bender, vice-président du parti radical suisse, François Couchepin, ancien chancelier de la Confédération, Jean-Pierre Hocké, ancien Haut-Commissaire aux réfugiés de l'ONU et le syndicaliste Ismaïl Türker. Vendredi 16 mars, une journée américaine est également programmée sur le thème de la guerre au terrorisme menée par les Etats-Unis et les atteintes aux libertés civiques que connaît ce pays. Elle tournera autour du film de Spike Lee sur la Nouvelle Orleans depuis Katrina, miroir d’une Amérique pauvre, noire et oubliée. Autres sujets abordés : le génocide qui menace la province soudanaise du Darfour, le contrôle d'Internet, la législation contre le négationnisme ou le drame des Japonais enlevés par la Corée du Nord. Samedi 17 mars enfin, le dessinateur français Plantu co-présentera un débat sur « les caricatures de la discorde » avec le service de l’information des Nations-Unies. Le FIFDH souhaite aborder « l'ensemble des droits humains, y compris les droits économiques, sociaux et culturels ». C’est pourquoi un thème comme le microcrédit figure également au menu du festival durant lequel deux prix sont décernés : le grand prix Sergio Vieira de Mello, du nom de l'ancien Haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU tué en Irak et le prix de l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT). Le jury est composé de la chanteuse franco-marocaine Sapho, du pianiste argentin Miguel Angel Estrella et du réalisateur égyptien Marwan Hamed. Lors de sa première édition, le FIFDH attirait 6000 curieux, l’an dernier, 16 000 personnes ont fait le déplacement à Genève. Daniel Bolomey, le secrétaire général de la section suisse d’Amnesty International note une présence de plus en plus forte des jeunes, prêts à s’engager au sein d’une ONG. Selon lui, « ils sentent qu'ainsi ils peuvent manifester un engagement personnel à caractère politique, mais non partisan. » Toute la programmation sur : www.fifdh.ch |
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