La France est une République métissée http://www.france-metissage.com/ 2006-12-26T23:47:12Z over-blog.com Atom 1.0 Generator http://fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.png Le but de ce blog est de tenter de faire vivre des idées autour du métissage et de la fraternité. Accepter la différence et ne pas en faire de l'indifférence, mais une richesse. Cette richesse qui fait aujourd'hui que notre société, de plus en plus universelle a des besoins forts en matière de développement. Comment respecter notre environnement et la différence entre nos cultures, nos idées, nos religions, notre appartenance sociale?Ne parlons plus des Hommes, mais d'Humanisme, de Cultures, mai http://www.france-metissage.com/article-24536775.html Obama autrement 2008-11-08T11:30:20Z 2008-11-08T10:09:00Z D32gibraltar http://www.over-blog.com/profil/blogueur-331152.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/52/41/24//obama.jpg" /> Chers lecteurs, Nombreux d'entre vous sont heureux de l'élection de Barack Obama comme nouveau Président des Etats Unis, et j'en fais évidemment partie. Il est clair qu'après avoir voté une première fois pour Georges W Bush, nous Européens quelque soit notre origine éthnique étions nombreux à être navrés de constater le vote Américain. A juste titre d'ailleurs, ouisque nous avons pu y constater les évènements dramatiques d'une part, et les tensions internationales qui y sont liés, car chaque pays étant lié plus ou moins directement avec les Etats Unis, le Moyen Orient, Israël, avec une dominante chrétienne, islamique, ou juive, se devait de prendre des positions. Ces conflits se sont accentués largement au cours du premier mandat de Georges W Bush, lequel n'a pas trouvé d'autres moyens que de faire la chasse aux sorcières, car son égo démesuré n'avait pas l'étoffe d'un chef d'Etat au sens des relations internationales. Son sens de la conservation n'étant plus en adéquation avec une Société de plus en plus mobile sur un plan internationale d'une part, et avec un redéploiement des richesses par les pays tels que la chine ou l'inde, lesquels ont profité de cette période pour développer et asseoir leur poids politique et économique, le Brésil aussi n'étant pas en reste, et pour finir, la communauté Européenne étendue, prends ses marques pour mieux affronter la dominante économique Américaine. Ces tensions étant tellement marquées, nos amis Américains n'avaient d'autres solutions que de continuer dans cette voie pour tenter de trouver une issue, et un meilleur équilibre économique pour les foyers Américains. Nous Européens, après avoir constaté que les citoyens Américains aient revoté pour Bush, que schwarzeneger était même devenu sénateur, ne comprenions pas les Américains. L'image internationale des Etats Unis s'était dégradé largement, à tel point que de montrer son passeport dans certains pays devenait un handicap majeur. Evidemment, nous, français, pouvons nous nous vanter de notre choix politique? Nous avons voté pour un Chef d'Etat ayant un profil dans la lignée de Georges W Bush, se rangeant, à l'instar de Jacques Chirac derrière lui. Nicolas, Respectant comme un valet face à son Roi le Président sortant des Etats Unis. Desormais, nous allons devoir vivre en France avec le fantôme de Bush,tandis que les Américains, eux, ont compris. Ils ont compris qu'il fallait du changement, qu'il fallait marquer le coup, avec un projet politique différent, qu'il fallait un homme de reflexion, plus qu'un homme sanguinaire, et bien entendu, qu'il fallait avoir un homme qui sache sortir de cette image engluée et rétrograde des conservateurs Américains. Evidemment, nous ne savons pas encore comment Barack Obama va gérer son pays, néanmoins, une chose est sure, le monde est désormais rassuré de ne plus avoir à gérer un homme dans la lignée de Bush. Ce n'est pas un Président Noir Pour la plupart d'entre nous, et évidemment, largement médiatisé, il ressort que Barack Obama est le premier président &quot;noir&quot; Américain. pourquoi serait'il plus noir que blanc, puisqu'il est métisse? Je me bats pour le métissage, et je considère que celui-ci est le développement physiologique normal de l'homme. Selon moi, il n'est ni noir, ni blanc, ni autre. Il est un homme métisse, fruit de deux origines ethniques, comme bon nombre d'entre nous sur cette terre. Cela ne fait rien d'autres que des êtres humains. Alors de grâce, ne soyons pas rétrogrades et primaires. Barack Obama est un homme représentant la diversité, et non le représentant d'une seule origine ethnique. Les Américains, ont eu, eux, l'intelligence de voter pour  un homme en qui ils ont cru, et non pour défendre une communauté, car la populaton afro américaine n'est pas majoritaire aux Etats Unis.  Il y a des interprétations du vote Américain, avec une pensée rétrograde à la française. (quand je dis à la française, cela ne veut pas dire blanche uniquement). Un afro américain, n'est pas un africain aux états unis, mais un américain de souche africaine. Idem pour les hispano-américains, etc etc... Nous, en France, même si nous avons une carte d'identité nationale française, nous ne dirons pas que nous sommes arabo-français, ou afro français, etc... Nous dirons tout simplement que nous sommes africains ou arabes ou chinois.  La différence est de taille, et aujourd'hui, force est de constater que notre pays est encore géré par des Hommes à tendance rétrograde et dont l'empreinte colonialiste demeure. Nous n'avons pas su gérer notre histoire, nos colonies, nous n'avons pas su respecter les hommes sans avoir une arrière pensée sur le profit que l'on puisse en tirer. Nous ne voulons qu'accepter les roses sans accepter les épines de notre histoire. Aujourd'hui, se pose un problème démographique, avec d'un côté une population vieillissante, et de l'autre côté, comme l'Asie, l'Inde ou l'Afrique, une population sans cesse grandissante, ouverte au développement du Monde et une croissance économique supérieure à la notre.  Nous, Français et Européens, nous voilà pris à notre propre piège, avec des Hommes politiques dépassés par le rythme qu'impose les pays dits &quot;émergents&quot;, lesquels n'ont de repères que l'histoire sans apprécier que le Monde change avec des modèles économiques, démographiques et religieux différents.  Pour conclure, je vous invite à lire un livre écrit par Jean Claude GUILLEBAUD &quot;Le commencement d'un Monde&quot; (vers une modernité Métisse). Ce livre vous permettra peut être de mieux comprendre ce vers quoi nous nous dirigeons d'une part, et de mieux comprendre la notion de diversité sans avoir à aborder l'origine ethnique ou religieuse, ou même à mon plus grand désarroi, la couleur de peau. Obama n'est ni blanc, ni noir, il est un homme moderne, dans la lignée de ce qu'impose le Monde d'aujourd'hui, une Société de mixité et de diversité portant son regard sur le Monde. Merci David ROCHE  http://www.france-metissage.com/article-20250248.html Portrait: Esther Kamatari un modèle pour top model 2008-06-07T17:30:11Z 2008-06-07T17:15:00Z D32gibraltar http://www.over-blog.com/profil/blogueur-331152.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/52/41/24/Esther-Kamatari.jpg" /> Née de sang royal au Burundi, elle a fui vers la France en 1969 pour épouser un destin  extraordinaire. D’abord princesse puis infirmière anonyme en exil avant de devenir  le premier mannequin noir à défiler en France puis la première femme candidate à  des élections présidentielles en Afrique noire...  Au Burundi,il est un proverbe qui  dit ‘un oiseau qui ne voyage pas ne sait  pas où le blé est mûr’... Princesse de  son état, Esther Kamatari a eu tôt fait  d’adopter cette maxime issue de son  pays natal. «J’ai eu une éducation royale,  mais mon éducation vient aussi du voyage»,  aime-t-elle à répéter.  Un voyage qui a commencé en 1969  avec sa fuite du Burundi, vers la France,  cind ans après le décès de son père lors  d’un assassinat politique. Un choix qui  tiendra surtout à sa fascination de jeune  fille pour... Alain Delon ! Car la  princesse Esther a tout juste 18 ans  quand elle débarque à l’aéroport du  Bourget.  «Il y avait des Blancs partout, je n’en avais  jamais vus autant», rigole-t-elle  aujourd’hui depuis son domicile parisien.  «Je suis restée fascinée pendant des heures  par le tapis à bagages. C’était comme un  train électrique. Et les distributeurs de  coca! On mettait une pièce et on avait un  coca, c’était magique...»  Aiguillée par un bon samaritain, elle  fait une école d'infirmière chez des  Sœurs de Berck avant de suivre une  première année de droit à la Fac de  Lille. C’est là que son destin la rattrape  en 1972 sous les traits d’un coiffeur qui  l’encourage à tenter sa chance comme  mannequin. Son allure princière et son  côté félin parlent pour elle. Sa curiosité  et son assurance font le reste.  Après tout, n’est-elle pas la fille  d'Ignace Kamatari, frère du roi  Mwambutsa IV, dernier souverain  historique du Burundi.  Elle commence par défiler pour le prêt-  à-porter chez Gaston Jaunet, avec un  premier cachet de 5 000 F. Puis tout  s'enchaîne. La première Noire top model  en France devient vite la première  mariée noire en posant pour Lanvin.  Tout en blanc!  Aujourd’hui, son rang et surtout son  parcours forcent le respect. Elle sait  pouvoir parler et être écoutée. Ce dont  elle ne se prive pas pour faire avancer  les causes humanitaires et sociales  qu’elle défend farouchement.  «Avoir un rang, avoir un titre, ça génère  une responsabilité. Je suis la représentante de  toute une culture liée à l’éducation que j’ai  reçue. Cela me confère certes des avantages,  mais aussi des devoirs. Car c’est avant tout  comme princesse que je suis sollicitée.»  Parce qu’on a suivi sa carrière comme  premier mannequin noir en France dans  les années 70. Parce qu’elle a été la  première à ouvrir des portes. La  première infirmière noire à devenir top  model. La première à se lancer en  politique.  «C’est parfois usant d’être souvent la  première. La gratification ne vient pas de  ce que l’on est en train de faire, mais de ce  que l’on fait pour que les autres puissent  réussir. »  Ainsi préside-t-elle depuis 1990  l'Association des Burundais en France.  C’est le génocide de 1993 qui la  poussera à passer la vitesse supérieure.  Elle se présente dès lors comme la  «princesse des rugo»(habitat traditionnel)  et lance en 1995 l’opération « un enfant  par rugo», qui permet à 500 orphelins de  trouver une famille d’accueil.  Autant d’actions menées en coulisses et  sur le terrain qui ont conduit l'UNESCO  à la consacrer en 1999 comme l'une des  douze «African Ladies». Un titre dont  elle est plus fière que son élection de  ‘Miss Fashion’ en 1979, qui marque  pourtant le couronnement de sa carrière  de top model international. Elle va  même jusqu’à poser sa candidature aux  élections présidentielles de son pays en  avril 2005. En vain. Son tout dernier  combat ? Gisèle Iramboha, une jeune  prodige du tennis de table victime de  l’épuration ethnique au Burundi et qui  attend en France depuis plus de deux  ans un statut de réfugiée politique.  «Sur cette Terre, il y a de la lumière pour  tout le monde. Il suffit simplement  d’éclairer un peu pour découvrir des gens  étonnants...»  Association des Burundais de France  60, rue de Belle Feuille  92 100 Boulogne (France)  Tél. : 00 33 1 55 60 11 15  Fax : 00 33 1 47 12 00 46  «C’est parfois usant  d’être souvent la  première...»  http://www.france-metissage.com/article-20249879.html Confucius - Maître de la sagesse 2008-06-07T17:10:18Z 2008-06-07T16:59:00Z D32gibraltar http://www.over-blog.com/profil/blogueur-331152.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/52/41/24//confucius.jpg" /> Confucius est né en Chine, il y a environ 2500 ans. Confucius, en chinois Kongfuzi (551 à 479 avant J-C), philosophe chinois, fondateur du confucianisme, a été l’un des plus influents penseurs de l’histoire chinoise.
L’enseignement de Confucius est basé sur la morale et contient beaucoup de règles de vie pratique. Il a énoncé le premier la loi de bienveillance et de compassion: &quot;Ne faites pas à autrui ce que vous ne voulez pas qu'on vous fasse&quot;.
Il a vécu à peu près à la même époque que Lao Tseu et Bouddha. Ils sont à l'origine des trois religions actuelles de la Chine. La jeunesse Confucius est né dans l’Etat de Lu dans une famille noble du clan Kong. Son père, gouverneur de la province de Lu, meurt trois ans après sa naissance, laissant la famille sans ressources. Confucius reçoit toutefois une éducation de haut niveau, notamment les traditions culturelles de la dynastie Chou. Il se marie à vingt-quatre ans et a un fils et deux filles. Il exerce momentanément des tâches domestiques pour le chef de la province. Sa carrière d'instructeur Sa mère meurt en 527 avant J-C. Au terme d’une période de deuil, il voyage et dispense son enseignement au petit groupe de disciples qui l’entoure alors. Il est rapidement réputé comme un homme de grande érudition et de caractère, profondément respectueux des idéaux de la tradition. Sa carrière de magistrat A l’âge de cinquante ans, Confucius est nommé magistrat. Il est bien vite chargé de la justice dans le gouvernement de Lu. Son action est couronnée de succès : il introduit des réformes, rend la justice plus équitable. Victime d'une conspiration suscitée par ses résultats, il est amené à quitter son poste en 496 avant J-C. Il part en voyage pour trouver l'appui lui permettant d’entreprendre des réformes. La fin de sa vie En 484 avant J-C, il rentre définitivement dans l’Etat de Lu, passant les dernières années de sa vie à rédiger des commentaires sur les auteurs classiques. La pensée de Confucius Confucius déplorait le désordre et l’absence de considérations éthiques sous la dynastie Chou, et préconisait de renouer avec les principes et préceptes des sages de l’Antiquité, en initiant ses élèves aux auteurs anciens de la littérature chinoise. Il accordait également un rôle capital à la musique. Attachant une grande valeur au pouvoir de l’exemple, il soutenait que les gouvernants doivent mener une vie exemplaire, pour entraîner les citoyens à suivre leur exemple, l’Etat ne pouvant alors que connaître la prospérité et le bonheur. Confucius considérait que l’homme doit se conduire sur la base de cinq vertus : la bonté, la droiture, la bienséance, la sagesse et la loyauté. Le respect des parents, de la vie et de la mort était également un de ses concepts clés.
Confucius n'a pas écrit lui-même son enseignement, mais celui-ci a été transmis par ses disciples. On considère que les &quot;Cinq livres canoniques&quot; en forment l'essentiel.
Les &quot;Analectes&quot; contiennent la source la plus fiable de sa vie. Confucius a été reconnu de son vivant comme un grand penseur et, par la suite, comme un être surnaturel. Compléments ésotériques Le Maître de Benjamin Creme (&quot;La mission de Maitreya&quot;, tome I ou III) a indiqué que Confucius avait atteint la 5ème initiation à la fin de sa vie, et était ainsi devenu un Maître de Sagesse. C'était une âme de 3ème rayon, une personnalité de 7ème rayon, son corps mental était sur le 2ème rayon. Quelques citations: &quot;La joie est en tout. Il s’agit de savoir l’extraire.&quot; &quot;Le sage ne s’afflige pas de ce que les hommes ne le connaissent pas. Il s’afflige de ne pas connaître les hommes.&quot;  &quot;La vie de l’homme dépend de sa volonté ; sans volonté, elle serait abandonnée au hasard.&quot;  &quot;La plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute.&quot; &quot;La vraie faute est celle qu'on ne corrige pas.&quot;&quot;Une petite impatience ruine un grand projet.&quot;&quot;L’homme de bien ne demande rien qu’à lui-même ; l’homme de peu demande tout aux autres.&quot; Bibliographie • &quot;Le grand livre des religions du monde&quot; sous la direction de Peter Clarke, éditions Solar • &quot;La Sagesse orientale&quot; de Scott Littleton, éditions Duncan Baird • &quot;Les livres sacrés&quot; de Fernand Comte, éditions Bordas • &quot;La Sagesse de Confucius&quot; de Guy Samson, éditions Quebecor • &quot;Confucius: entretiens avec ses disciples&quot; éditions Denoël • &quot;Confucius&quot; de Gou Xia et Feng Wei (18 maximes extraites des &quot;Entretiens de Confucius&quot;), éditions du Dauphin (Beijing, Chine) http://www.france-metissage.com/article-19875443.html L'HÉRITAGE DE GANDHI 2008-05-25T16:05:13Z 2008-05-25T15:34:00Z D32gibraltar http://www.over-blog.com/profil/blogueur-331152.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/52/41/24//gandhi.jpg" /> Ceux qui s'accordent à encenser Gandhi pour sa grandeur morale récusent généralement sa qualité d'homme politique. Et pourtant, le leader indien recèle de multiples facettes : le &quot;Mahâtma&quot; (&quot;la grande âme&quot;. Tagore), &quot;fakir séditieux à demi-nu&quot; (Churchill), &quot;pèlerin en quête de la vérité&quot; (Nehru), &quot;pur héros&quot; (Lanza del Vasto) ou &quot;stratège politique&quot;. Jamais homme ne suscita de jugements si diamétralement opposés. La clé de ce personnage complexe est sans doute donnée par Nehru dans son livre Ma vie et mes prisons. Il montre que la vérité de cet homme hors normes se dérobe toujours à l'analyse. En définitive, on peut se demander, 50 ans après sa mort, si Gandhi fut &quot;le politicien le plus saint ou le saint le plus politicien&quot;. De quoi sommes-nous redevables à cet homme qui a &quot;inauguré dans la politique humaine le plus puissant mouvement depuis près de deux mille ans&quot; (Romain Rolland) ? Est-il l'inspirateur de l'idée de non-violence ? Rien n'est moins sûr. Le concept d'ahimsa - que Gandhi définissait comme la &quot;bienveillance envers tout ce qui vit&quot; et qui guida sa conduite au tout début de son action fit son apparition en Inde au VIe siècle avant notre ère au sein du jaïnisme. L'ahimsa qui se définit comme le refus catégorique du recours à la violence fut développé par le Bouddha. Quatre siècles plus tard, on trouve dans le Sermon sur la montagne un enseignement analogue. Gandhi s'inspira de ces différentes traditions mais également de Tolstoï avec qui il entretint une correspondance passionnante. Est-ce à lui que nous devons l'action non-violente, cette &quot;manière spécifique d'agir&quot; excluant tout recours à la violence meurtrière ? La réponse est négative. Plusieurs chercheurs ont montré que les modes d'action non-violents furent adoptés dès l'Antiquité. Au XIXe siècle, les Hongrois résistèrent à la domination autrichienne (1859-1867) et les Finlandais à la russification de leur pays (1898-1905) par des moyens non-violents. De même, avant que Gandhi n'entre en scène, les tactiques non-violentes du général Da Silva Rondon (1910-1947) avaient brisé l'hostilité de treize tribus guerrières au cour des terres vierges du Brésil. Pensée ou action, la non-violence était déjà à l'ouvre quand le jeune Mohandas la découvrit pour la première fois en Angleterre, à travers le mouvement des suffragettes. Pourtant Gandhi renouvelle complètement la vision que l'on pouvait avoir de la non-violence en transformant cette sagesse en l'instrument politique qui allait contraindre les Anglais à se séparer du plus &quot;beau joyau de la couronne&quot;. C'est précisément dans l'application des &quot;principes de non-violence&quot; à la libération des Indes du joug colonial que Gandhi dévoile son génie. Le chef du parti du Congrès dégage un nouvel horizon à l'humanité souffrante en étant &quot;le premier leader à penser la non-violence en termes de stratégie politique&quot; affirme l'historien Jacques Sémelin. On peut même dater l'événement précise-t-il. Un instrument universel d'émancipation au service des opprimés. En effet, le 11 septembre 1906, jeune avocat au Transvaal, Gandhi fit prêter serment à la communauté indienne réunie dans le théâtre de Johannesburg &quot;de ne jamais se soumettre à la Loi noire&quot;. Il s'agissait d'un projet visant à obliger les Asiatiques à se faire inscrire sur les registres de police afin de leur délivrer un certificat d'identité muni des empreintes des dix doigts. Cette mesure infamante et discriminatoire fut le point de départ des campagnes de désobéissance civile de Gandhi. Depuis cette journée historique de 1906, la non-violence est devenue un instrument universel d'émancipation au service des opprimés. Elle s'est développée aux Etats-Unis avec Martin Luther King et César Chavez, en Afrique avec Albert Luthuli et Desmond Tutu, en Amérique latine avec Dom Helder Camara, Mgr. Proano, José Mario Carvalho de Jesus, le Service Paix et Justice (Serpaj) co-fondé par le Prix Nobel de la paix, Adolfo Perez Esquivel, le mouvement des sans-terres au Brésil, avec Mgr Ruiz Garcia au Chiapas, en Asie avec Mgr Francisco Claver et Cory Aquino (Philippines), avec le mouvement des étudiants chinois, la résistance du peuple tibétain à l'invasion chinoise et Aung San Suu Kyi en Birmanie. Sur notre continent européen, les exemples de luttes non-violentes ou de résistances civiles viennent à l'esprit de tous, particulièrement en France, que l'on fasse référence au sauvetage des juifs au Chambon-sur-Lignon, à la lutte du Larzac, à la Marche des Beurs, aux actions directes non-violentes de l'association &quot;Droit au logement&quot;, au mouvement des sans-papiers ou à &quot;l'appel à désobéir&quot; contre le projet de loi Debré lancé par 66 cinéastes. Longtemps méconnues, négligées ou méprisées, les expériences des mouvements civiques agissant de façon non-violente font aujourd'hui l'objet d'études sérieuses. 2/Ces formes politiques de combat non-violent ne garantissent pas le succès ainsi qu'en atteste la répression sanglante des étudiants de la place Tien An Men. Comme dans toute stratégie, de multiples facteurs doivent être réunis pour en assurer la réussite. L'analyse la plus pénétrante de l'action de Gandhi a été faite par Simone Panter-Brick dans son livre Gandhi contre Machiavel, elle en tire la conclusion que &quot;l'efficacité des campagnes politiques gandhiennes est fonction de la force organisée appuyée par l'action du nombre (...). Il serait illusoire de penser que les techniques non-violentes - au nombre de 198 selon le chercheur et politologue américain, Gene Sharp - puissent être appliquées comme des &quot;recettes&quot;. Le discernement politique est préalable à toute stratégie de l'action, c'est-à-dire à l'&quot;organisation offensive des forces non-violentes en vue d'un objectif précis&quot;. En cette matière, le choix de la période la plus favorable au revirement des autorités, le point d'application du combat (Loi noire, impôt sur le sel...) ou &quot;prise&quot; révélant l'injustice ou le conflit et les moyens de communication pour le faire savoir comptent tout autant que les méthodes utilisées pour parvenir au but fixé. La fin et les moyens Ne faudrait-il pas encore dissiper un malentendu à propos de la &quot;la non-violence&quot; ? Est-elle de nature éthique ou politique ? Est-elle une sagesse ou une technique ? Le mouvement non-violent oscille constamment entre ces deux polarités. Au premier niveau d'analyse, on peut comprendre la non-violence comme un mode d'action éthico-politique. Celui-ci repose sur le principe de cohérence entre les moyens et les fins illustré par la formule &quot;les moyens sont des fins qui se font&quot;. L'usage de modes d'action excluant la violence est déjà la préfiguration de la société pacifiée, juste et fraternelle vers laquelle tendent tous nos efforts. On ne peut bâtir une société juste &quot;sur un monceau de cadavres&quot;, n'est-ce pas un enseignement essentiel de l'échec du stalinisme et de la plupart des mouvements révolutionnaires qui ont cru faire le &quot;bonheur de l'humanité&quot; sans égard pour les moyens utilisés puisque &quot;seules importent les fins&quot; ? Il serait cependant dangereux d'inverser le rapport entre les moyens et les fins en considérant l'objectif à atteindre comme sans importance. L'usage de moyens non-violents n'assigne pas automatiquement des objectifs justes à ceux qui s'en font les champions comme le montre la grève des camionneurs qui a préparé la chute d'Allende au Chili. La recherche inlassable de la justice et de la liberté pour tous est l'étoile du berger du militant non-violent, cette finalité exige de lui qu'il fasse usage de moyens qui ne contredisent pas cette utopie. Dans le monde tel qu'il est, cette exigence morale souffre quelques rares exceptions. La tragédie de Srebrenica et du Kosovo veut nous rappeler que le pire n'est plus incertain et que le moyen encore le plus sûr de parer à l'urgence, faute d'acteurs non-violents prêts à s'interposer entre les bourreaux et leurs victimes, peut être l'intervention armée. Cet humble conviction peut prévenir les &quot;artisans de paix&quot; de ne jamais figer leur conception vivante de la non-violence en une nouvelle idéologie que rien ne distinguerait plus du pacifiste radical qui préfère &quot;la paix à tous prix&quot;, formule consacrant la trahison des valeurs qui donnent sens à l'histoire humain http://www.france-metissage.com/article-19830463.html Un peu de détente... 2008-05-23T20:47:33Z 2008-05-23T20:41:00Z D32gibraltar http://www.over-blog.com/profil/blogueur-331152.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/52/41/24//b-b--lilly.jpg" /> Viens, viens Viens {Refrain:} Dans la jungle des animaux Le bruit sauvage peut devenir rigolo Frappe dans tes mains Puis attrape la mienne L'arche de Noé elle sera bientôt pleine Dans la jungle des animaux Le bruit sauvage peut devenir rigolo Frappe dans tes mains Puis attrape la mienne L'arche de Noé elle sera bientôt pleine Le lion bien c'est le roi des animaux Pendant que l'éléphant se trempe dans l'eau il y a le loup amoureux de l'agneau Les hippopotames font du tamtam sur leur peau Et on entend boum boum bem bem Quand arrivent les animaux de la jungle Et on entend boum boum bem bem Quand ils sont accrochés en file indienne Dans la jungle des animaux Le bruit sauvage peut devenir rigolo Frappe dans tes mains Puis attrape la mienne L'arche de Noé elle sera bientôt pleine Dans la jungle des animaux Le bruit sauvage peut devenir rigolo Frappe dans tes mains Puis attrape la mienne L'arche de Noé elle sera bientôt pleine Pendant que les singes font les sots L'alligator embrasse madame Croco La girafe chante avec son grand cou Le perroquet répète avec le hibou Et on entend boum boum bem bem Quand arrivent les animaux de la jungle Et on entend boum boum bem bem Quand ils sont accrochés en file indienne C'est qui ça ? Secoue ça ! C'est qui ça ? Secoue ça ! C'est qui ? Secoue ! C'est qui ? Secoue ! C'est qui ? Dans la jungle des animaux Le bruit sauvage peut devenir rigolo Frappe dans tes mains Puis attrape la mienne L'arche de Noé elle sera bientôt pleine Dans la jungle des animaux Le bruit sauvage peut devenir rigolo Frappe dans tes mains Puis attrape la mienne L'arche de Noé elle sera bientôt pleine 2006. “Mon monde à moi” Dans la lignée de Pinocchio ou Pigloo, le phénomène Bébé Lilly débarque dans les bacs au début de l’année 2006, avec son tout premier morceau, Allo papy. Cette toute petite fille, âgée d’à peine 1 an, passionnée par les nouveaux outils de communication, tels que l’Internet ou le téléphone portable, ravit le cœur des Français avec sa jolie frimousse et sa musique entraînante. Son titre atteint la huitième place des ventes de singles en France la semaine de sa sortie.  http://www.france-metissage.com/article-19830221.html Les effets d'après guerre sur mai 68 2008-05-23T20:42:57Z 2008-05-23T20:30:00Z D32gibraltar http://www.over-blog.com/profil/blogueur-331152.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/52/41/24//Mains-du-Monde.jpg" /> Je précise que cet article est en construction, ainsi vous pouvez commencer à réagir et au fil de l'eau je continuerai mon développement.  Bonne lecture et bonne remarques. Préambules   Cet article va tenter de mettre en avant certains liens de causalité depuis la reconstruction d'après guerre, les dîtes &quot;30 glorieuses&quot; et les effets à rebours sur les manifestations syndicales, féminines et estudiantines de mai 68. Ensuite nous aborderons le sujet, de 68 à nos jours, les effets également à rebours de l'extra libéralisation des moeurs, des droits de la Femme,  des besoins de &quot;petites mains d'oeuvre&quot;, de la volonté politique de repeupler la France, l'intégration, l'immigration et la crise des identités   Après la seconde Guerre Mondiale jusqu'à mai 68   La population Française a été largement décimée après les différents conflits liés aux premières et seconde guerre Mondiale. Il a fallu reconstruire notre Pays, redévelopper l'industrie, relancer l'économie, et repeupler la France. l'essor fut tel, les ressources et les besoins humains florissants. Ces années de reconstruction ont été vitale pour le développement économique de notre Pays, certes, mais ne sont pas rester sans effet néfaste sur nos populations à venir.  C'est pour celà que la jeunesse de 1968 a réagi fortement sur des besoins de liberté, d'expression, de libéralisme, de laïcité, d'ouverture sur le Monde, des droits de la femme.   Ces combats ont été virulents, avec un fort engagement de la population estudiantine française, mais aussi Mondiale. Il est intéressants de noter que les effets d'après guerre ont marqué une symétrie avec d'autres pays dont l'identité économique est similaire à la notre. Même guerre, mêmes revendications, mêmes effets.    Les premiers effets d'après guerre en France ont certainement été la condition de l' Algérie, et le Général de Gaule a été certainement le premier Président à essuyer les plâtres d'une crise identitaire de la population française, ayant une vision plus laîque, et visant a effacer le passé patriarcal, religieux et colonialiste de notre pays.   La jeunesse de mai 68 a largement contribué aux libertés dont nous pouvons jouir aujourd'hui, et largement acquises dans notre mode de fonctionnement.   Libertés acquises et progrès social, contre effets à rebours   Ces progrès que je citerai, pour les plus importants, tels que le droit au compte des femmes, le droit de vote, l'avortement, ont eu des effets importants pour les familles. Les femmes se sont battus et se battent encore pour obtenir l'égal de l'homme aujourd'hui, mais il en résulte également une dénatalité importante, une forte libéralisation de la sexualité homme femme, et aujourd'hui, soutenus par le progrès médical laisse le choix à la femme d'avoir un enfant à la manière du quand je veux, ou je veux avec qui je veux. c'est une bonne chose certes, mais celà instrumentalise complètement la notion de natalité.   De ce fait, les effets post 68 ont vulgarisés les divorces, et la notion de la famille a volé en éclat, pour avoir une tendance &quot;famille recomposé&quot; et célibataires de plus en plus nombreux. Nous sommes donc dans un effet post 68, du diviser pour mieux régner, et surtout plus consommer. En effet, les appartements deviennent des clapiers à lapin, et chacun vit dans sa petite boîte, se réduisant parfois à un habitat peau de chagrin et hors de prix, quand on a encore la chance de pouvoir s'offrir un loyer, sinon, nous pouvons constater la croissance fulgurante de SDF.   Plus d'enfant, plus de main d'oeuvre pour les sales besognes: La France a du faire appel à de la main d'oeuvre issue des pays colonisés pour participer à la reconstruction et au repeuplement de notre pays. Il était urgent de relancer l'économie, et nous avons dû loger dans l'urgence ces personnes qui ont participé à l'épanouissement et  à son enrichissement.    Notions de diversité, et acceptation de l'autre   Vaste débat, car lorsque l'on parle d'intégration en France, aujourd'hui, avec la mutation de la société, il faut peut être appréhender les choses dans le sens suivant:   Lorsque l'on est nés en France, quelque soit la racine ethnique, il est bon d' accepter la &quot;différence&quot; de personnes d'origines diverses ayant ou non la même identité nationale.   Il faut l'intégrer comme une évolution positive de la Race humaine. La diversité, et le métissage, c'est une mutation logique, incontournable et irréversible de l'Homme.  La différence existera toujours, quelle qu'elle soit.   Apprendre de l'autre, accepter et intégrer sa différence, c'est aussi un moyen de s'élever socialement et sociologiquement dans une société en perpétuelle quête de performance.     Je constate parfois avec regret que  nous sommes de plus en plus mélangés et pourtant, nous avons dans certains cas du mal à accepter la différence. Paradoxalement, nous voyageons de plus en plus, et ce de par le Monde.  Certains s'enferment dans des crises identitaires d'une part, mais aussi dans une forme de protection communautaire. Appartenir à un groupe ethnique et religieux, c'est se démarquer, mais aussi se protéger dans une société de plus en plus élitiste, et de plus en plus exigeante. De plus, nous sommes  confrontés dans un modèlisme marketing, un système de normalisation, et un rapport évidemment matérialisé par l'argent, et ce qui peut être visible.   Citons des exemples, l'Automobile, L'habitat, les Vêtements de marque de luxe, les Montres, Bijoux et objets précieux sont des moyens de se démarquer, mais aussi de montrer son appartenance à un groupe. Ensuite, il y a les biens permettant de se mettre dans le dit &quot;moule&quot; de notre société, et celui-ci est un seuil minimum à atteindre. Si l'on ne fait pas parti de ces consommateurs, celà peut evoquer une chose évidente, le rejet de la Société. Alors, tout le Monde doit avoir Internet, un téléphone portable, un lecteur de dvd, etc etc.   Si l'on parle de certaines spécificités et aptitudes, nous pouvons évoquer les notions suivantes, telles que le sens des affaires, l'agressivité commerciale, et le bench-marking, les prédispositions athlétiques, l'approche de la séxualité, de l'érotisme, la natalité, la pratique religieuse... Autant de points importants qui démarquent certaines populations.   Tout celà est normal, et, profitons des richesses et des facultés de ces hommes pour faire évoluer notre Société, lesquels, bien que différents, vivent et travaillent sous l'égide d'un drapeau, mais aussi sont souvent titulaires d'une Carte d'identité nationale.    Ce n'est pas si simple hélas, car, nous pouvons constater que par instinct certaines personnes se regroupent entre elles. Pour quelles raisons?   Appartenance religieuse, origine éthnique, langue ou dialecte, couleur de peau, etc etc... Ainsi, de plus en plus, nous avons des castes qui se forment, et une société souterraine qui se forme à l'intérieur d'une autre, et petit à petit,  crée une nouvelle société, démembrée, et encore plus violente.    Il en découle hélas, des contre attaques protectionnistes telles que la montée du front nationale ou d'idées issues de l'extreme droite, des ripostes sectaires telles que la secte ka, etc etc...   A qui la faute, est ce l'autochtone qui tente de protéger ses biens et ses valeurs identitaires? Ou est-ce le dit &quot;étranger&quot; qui a un besoin de s'accomplir socialement sans perdre son identité? à suivre...  http://www.france-metissage.com/article-19537292.html 68 des idéaux 2008 du communautarisme 2008-05-14T18:02:30Z 2008-05-13T22:40:00Z D32gibraltar http://www.over-blog.com/profil/blogueur-331152.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/52/41/24//communautarisme.jpg" /> Régression? Je tente d'analyser depuis quelques années le fonctionnement de notre société, et évidemment, puisque c'est le principe de ce blog, de constater l'évolution du métissage et de notre République se diversifiant de plus en plus. Mais, est ce que sa diversité en fait une société métisse?   http://www.france-metissage.com/article-19536650.html 13 mai 1958 à Alger 2008-05-13T22:40:09Z 2008-05-13T22:15:00Z D32gibraltar http://www.over-blog.com/profil/blogueur-331152.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/52/41/24//13-mai-1958---Alger.jpg" /> Le 13 mai 1958, les Algérois d'origine européenne en appellent au général de Gaulle pour maintenir la souveraineté de la France sur l'Algérie. L'insurrection va avoir raison de la IVe République... et inutilement prolonger la guerre d'Algérie en mettant fin aux espoirs nés quelques mois plus tôt. Sabotage d'une solution politique Au début de l'année 1958, Pierre Pflimlin, député MRP (chrétien-démocrate) de Strasbourg, est pressenti pour la présidence du Conseil. Mais il est soupçonné de vouloir négocier un cessez-le-feu avec les rebelles du FLN qui luttent pour l'indépendance de l'Algérie. Les gaullistes qui militent corps et âme pour le retour du général de Gaulle au pouvoir encouragent les pieds-noirs à la sédition. Ils laissent entendre que le Général est la personnalité la mieux placée pour maintenir les trois départements algériens au sein de la République. Le 10 mai 1958, Alain de Sérigny, directeur de l'Écho d'Alger, publie un éditorial où il en appelle à de Gaulle pour sauver l'Algérie française que les partis traditionnels et le prochain gouvernement s'apprêtent à lâcher : «Je vous en conjure, parlez, parlez vite, mon général...» Vrai-faux coup d'État Le 13 mai 1958 est le jour de l'investiture de Pierre Pflimlin. À Alger a lieu une manifestation d'anciens combattants à la mémoire de trois militaires du contingent faits prisonniers par les fellaghas et fusillés en Tunisie. Profitant de la manifestation, les partisans de l'Algérie française donnent l'assaut au bâtiment du gouvernement général sous la conduite de Pierre Lagaillarde, un leader étudiant. Après la mise à sac du gouvernement général, les émeutiers nomment un Comité de salut public. Le général Jacques Massu, qui a reçu de Félix Gaillard les pleins pouvoirs civils et militaires à Alger, en prend la présidence. Il envoie à Paris un télégramme : «... exigeons création à Paris d'un gouvernement de salut public, seul capable de conserver l'Algérie partie intégrante de la métropole». Les députés, qui n'apprécient pas cette intrusion, investissent comme prévu Pierre Pflimlin. C'est la rupture avec Alger. Le 14 mai, à 5 heures du matin, Massu lance un nouvel appel : «Le comité de salut public supplie le général de Gaulle de bien vouloir rompre le silence en vue de la constitution d'un gouvernement de salut public qui seul peut sauver l'Algérie de l'abandon». Le lendemain, 15 mai 1958, le général Raoul Salan, qui commande l'armée en Algérie, prononce une allocution devant le comité de salut public, à l'intérieur du Gouvernement général d'Alger : «Vive la France, vive l'Algérie française, vive le général de Gaulle !» Puis il se rend sur le balcon et s'adresse à la foule rassemblée sur le Forum : «Nous gagnerons parce que nous l'avons mérité et que là est la voie sacrée pour la grandeur de la France. Mes amis, je crie : «Vive la France ! Vive l'Algérie française !»... Il se retourne vers l'intérieur mais se heurte à la haute silhouette du gaulliste Léon Delbecque qui lui souffle : «Vive de Gaulle, mon général !» Revenant vers le micro, Salan reprend la phrase : «Vive de Gaulle !» Les dés sont jetés avec cet appel public au Général, éjecté de l'activité politique en 1947 mais toujours très désireux de donner à la France des institutions plus stables que la IVe République. De Gaulle, le retour De sa retraite de Colombey-les-deux-Églises, de Gaulle fait répondre le jour même qu'il se tient prêt à «assumer les pouvoirs de la République». Le 19 mai, il donne une conférence de presse pour dire qu'il refuse de recevoir le pouvoir des factieux d'Alger. Aux journalistes qui s'inquiètent de l'éventualité d'une dictature, il lance : «Croit-on qu'à 69 ans, je vais commencer une carrière de dictateur ?». Le 27 mai, de Gaulle affirme dans un communiqué qu'il entame le processus régulier pour «l'établissement d'un gouvernement républicain». Stupeur dans la classe politique. Serait-ce un coup d'État ? Pour dénouer la situation, René Coty, le président de la République, se résout le 1er juin, dans un message au Parlement, à en appeler au «plus illustre des Français... Celui qui, aux heures les plus sombres de notre histoire, fut notre chef pour la reconquête de la liberté et qui, ayant réalisé autour de lui l'unanimité nationale, refusa la dictature pour établir la République». Le général forme sans attendre un gouvernement de rassemblement avec Guy Mollet, chef de la SFIO (parti socialiste), Antoine Pinay (Centre National des Indépendants, droite), Pierre Pflimlin, MRP (chrétien démocrate), Michel Debré (gaulliste),... Investi de la présidence du Conseil, le général Charles de Gaulle s'attelle à la mise sur pied d'une nouvelle Constitution. Elle est approuvée par référendum le 28 septembre 1958 avec 79,2% de Oui et toujours en vigueur. Le 21 décembre 1958, Charles de Gaulle est élu président de la République et de la Communauté française par un collège électoral. C'est le premier président de la Ve République. http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&amp;id_notice=AFE85007870  http://www.france-metissage.com/article-19536158.html 13 mai 1888 - le Brésil met fin à l'esclavage 2008-05-13T22:20:20Z 2008-05-13T22:01:00Z D32gibraltar http://www.over-blog.com/profil/blogueur-331152.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/52/41/24//13-mai-1888.jpg" /> Le 13 mai 1888, la loi Aurea (ou loi d'Or) met fin à l'esclavage au Brésil. L'empire du Brésil est ainsi le dernier État occidental à rompre avec cette pratique honteuse. La loi Aurea est l'aboutissement d'un long processus qui commence un siècle plus tôt en Angleterre avec le mouvement antiesclavagiste. Le Brésil sur la voie libérale Sous la pression des Anglais, le Portugal s'engage dès 1810 à mettre un terme à la traite des esclaves mais sa promesse reste sans effet et le trafic clandestin se poursuit par-dessus les deux rives de l'Atlantique sud, entre les colonies portugaises d'Afrique et le Brésil. Ce dernier devient alors le principal marché de la traite atlantique. On estime que 700.000 esclaves débarquent à Rio de Janeiro rien qu'entre 1790 et 1830. A la veille de son indépendance, le Brésil compte 4 millions d'habitants (170 millions aujourd'hui). Conséquence des épidémies importées d'Europe et des guerres indiennes, c'est à peine autant d'habitants qu'au moment de la conquête portugaise, trois siècles plus tôt. La moitié de cette population est composée d'esclaves d'origine africaine. En 1822, le Brésil s'émancipe du Portugal, devient un empire et porte à sa tête Dom Pedro 1er, lui-même issu de la famille de Bragance qui règne au Portugal. Quelques années plus tard, en 1830, l'empereur renouvelle la promesse d'abolir la traite en vue de s'attirer les bonnes grâces de l'Angleterre. Le 4 septembre 1850, le Parlement brésilien, qui siège à Rio de Janeiro, réitère l'interdiction de la traite. Dans le même temps, d'innombrables immigrants italiens commencent à affluer au Brésil. Cette main-d'oeuvre libre et dynamique bouleverse les rapports sociaux. Elle concurrence la main-d'oeuvre servile dont les conditions de vie deviennent de plus en plus précaires et l'utilité économique plus que jamais contestable. Des planteurs réticents Dans les années 1860, les idées abolitionnistes se répandent dans la bourgeoisie libérale de Rio avec la création de deux associations militantes: la «Sociedade Brasilera contra a Escradidao» et l'«Associaçao Central Emancipacionista». En 1866, l'empereur Dom Pedro II signe plusieurs lettres de libération d'esclaves. A l'ambassadeur français qui lui demande d'en finir avec l'esclavage, il répond que ce n'est plus qu'une question de forme et d'opportunité. Mais les grands propriétaires fonciers, qui vivent grassement en exploitant (mal) d'immenses étendues de terres (latifundia), ne sont pas prêts à libérer leurs esclaves.   En 1871 vient la «loi du ventre libre» qui octroie la liberté d'office à tous les enfants à naître. En 1884 enfin, plusieurs provinces du Brésil déclarent leur intention de ne plus importer d'esclaves, autrement dit d'appliquer les engagements internationaux déjà vieux de plus de 70 ans ! Nouveau pas avec la loi du 28 septembre 1885 qui déclare libres les esclaves de plus de 60 ans. Enfin, en 1887, l'Église catholique se déclare publiquement désireuse d'en finir avec l'esclavage. Quelques mois plus tard, comme l'empereur a entrepris un long voyage en Europe et confié la régence à sa fille Isabel, celle-ci profite de l'ouverture de la session du Parlement pour soumettre au vote la loi Aurea, sans prévoir de compensation financière pour les propriétaires d'esclaves. En reconnaissance de son action contre l'esclavage, Isabel reçoit du pape Léon XIII une Rose d´Or. Mais l'année suivante, les grands propriétaires fonciers irrités par l'abolition de l'esclavage se joignent à l'opposition républicaine. L'empire est aboli. Dom Pedro II s'installe à Paris tandis que sa fille se retire au château d'Eu, en Normandie, propriété de son mari, Gaston d´Orléans, comte d´Eu et petit-fils du roi Louis-Philipe 1er. L'ex-empereur mourra de la gangrène le 5 décembre 1891, à 66 ans, et son pays d'accueil, la France, lui accordera de somptueuses funérailles.  http://www.france-metissage.com/article-19259186.html 3 mai 68 - ça chauffe à la Sorbonne!!! 2008-05-03T15:25:15Z 2008-05-03T15:16:00Z D32gibraltar http://www.over-blog.com/profil/blogueur-331152.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/52/41/24//3mai-68.jpg" /> Le 3 mai 1968, à Paris, la police évacue 500 étudiants qui occupaient la vénérable faculté de la Sorbonne. Le commissaire procède à des contrôles d'identité et embarque plusieurs étudiants au poste. Aussitôt éclatent des manifestations dans tout le Quartier Latin, au cri de «Libérez nos camarades !» Des barricades font leur apparition. C'est le début des «Événements de Mai-68», qui combinent l'agitation étudiante, un mouvement social de très grande ampleur et l'opposition politique au régime gaulliste qui célèbre le 13 mai son dixième anniversaire. L'étincelle Dès le début de l'année 1968, à Paris comme à Rome et surtout sur les campus américains, les étudiants dénoncent vivement l'engagement américain au Viêt-nam... Le 22 mars 1968, suite à l'arrestation à Paris de six des leurs, 142 étudiants constituent un mouvement de soutien connu sous le nom de Mouvement du 22 mars. Plusieurs, parmi lesquels un certain Daniel Cohn-Bendit, sont traduits devant le Conseil de l'Université de Paris. Une manifestation de soutien est programmée le 3 mai à la Sorbonne. Le recteur, qui craint une provocation de l'extrême-droite, demande à la police d'évacuer les lieux. L'affaire va dégénérer... Pendant ce temps, le pays baigne dans le calme le plus complet. Le 2 mai, le Premier ministre Georges Pompidou est parti pour un voyage officiel de dix jours en Iran et en Afghanistan... La conflagration Une semaine plus tard, le 10 mai, les étudiants manifestent à nouveau en masse pour exiger l'«évacuation» de la Sorbonne et la «libération» de quatre de leurs camarades. En soirée ont lieu les premiers heurts entre la police et les manifestants. On compte de nombreux blessés dans les deux camps mais, fort heureusement, aucun décès. Les syndicats appellent à une journée de grève générale pour le lundi suivant, le 13 mai. La Ve République, née dix ans plus tôt à la faveur du vrai-faux coup d'État d'Alger, vacille sur ses bases et l'on entend les cris de «Dix ans, ça suffit !». Commence alors la plus grande grève jamais vue en France (8 millions de grévistes). Pendant ce temps, comme si de rien n'était, le président Charles de Gaulle part en voyage officiel en Roumanie... L'apaisement Au grand dam des étudiants, les syndicats vont négocier pour leur compte la sortie de crise avec Georges Pompidou. C'est ainsi que sont signés les accords de Grenelle (la rue de Grenelle abrite l'hôtel Matignon, résidence du Premier ministre). Le gouvernement entérine une augmentation générale de 10% des salaires. Le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti, remplacé plus tard par le SMIC, salaire minimum interprofessionnel de croissance) est, lui, augmenté de 35%, ce qui le porte à... 500 francs par mois (environ 75 euros). Le 30 mai, de Gaulle, après quelques jours de flottement, annonce à la radio la dissolution de l'Assemblée nationale. Le jour même, un demi-million de personnes remontent les Champs-Élysées en signe de soutien enthousiaste au régime gaulliste. Fin juin, le frisson rétrospectif amène à l'Assemblée nationale une écrasante majorité de droite