Chers amis lecteurs, Je tiens à vous faire part de ma vive réaction, à la suite de notre action pacifique le samedi 15 décembre 2007 auprès des enfants de Don Quichotte, à Notre Dame pour défendre
les personnes victimes de notre Société, appelés communément "SDF". J'ai cru à un instant que je vivais à Hollywood, tournant sur un film avec Denzel Washington, Tom cruise, ou je ne sais quel
autre acteur américain. Tout y était! Le timing, le décor (car Paris est une ville de tournage idéale), les figurants, les bons "Les CRS", les méchants " Enfants de don Quichotte", le Président
"all over the world" qui donne ses instructions de chez Mickey à la sauce G.W. BUSH, le héros principal Christine BOUTIN, et le mauvais rôle pour Augustin LEGRAND. Et moi, je préfère être du côté
des méchants, parce qu'il faut se méfier du miroir aux alouettes! Madame Boutin, mangez votre pain Blanc, car vous êtes dans l'air du temps, mais en politique la roue tourne très vite. Vous avez
fait votre show chère Madame, en allant visiter comme par hasard des centres d'hébergement d'urgence, faisant une action médiatique parallèle, pour nous faire croire que vous êtes active et
mobilisée, au nom du gouvernement. Vous avez trouvé inadmissible que nous posions des tentes, car ce n'est pas une solution durable. Mais sachez chère Madame, que dans la misère aussi l'union fait
la force. Je n'ai pas honte Madame, d'entreprendre ce type d'action, car, pour avoir vécu très jeune la rue, je sais à quel point il est pénible de rester seul dehors tandis que d'autres sont
confortablement au chaud. Vous avez vanté le centre d'hébergement de la Police à Nanterre, le samu social, et je ne sais quel autre centre d'hebrgement d'urgence. Est ce selon vous une solution
durable? Non Avez vous passé une nuit dehors ou dans un de ces centres? Non Vous ne supporteriez pas! Tout comme vous ne supportez pas de constater la réalité quand nous joignons des tentes les
unes aux autres pour tenter de montrer la réalité. Vous préférez certainement des abris de fortune sous les périphériques, qu'un campement face aux touristes dans un des lieux les plus visités de
Paris. Vous ne supportez tellement pas que l'on fasse de l'ombre à votre politique de déguisement, d'habillage, noyant le poisson avec de la poudre aux yeux. Dans ce film, vous avez envoyé la
police fluviale, la police nationale, les CRS, des photographes pour nous prendre en photo comme s'ils étaient des journalistes, pour repérer qui sont ces protagonistes belliqueux. En attendant
chère Madame, notre action était pacifiste, et vos hommes nous ont matraqué, jeté à l'eau un d'entre eux, ont coupé avec leurs couteaux ces tentes qui auraient pu servir malgré tout à ces hommes et
ces femmes. Dans ce film que vous avez tourné à votre avantage, parce que vous avez orienté les images et les mots à votre convenance, je vous dit, Madame le héros principal, que votre film n'est
que mensonge et abjection. Vous ne sortirez grandi, que lorsque vous aurez réellement pris conscience de la dure réalité du sujet, et qu'enfin le scénario soit respecté. Je vous laisse à votre
bonne conscience chère Madame, mais sachez que pendant ce temps des êtres humains meurent dans la solitude et la misère.
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